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Los Cojones de Yubejon
Table des matières

Bande annonce de "Los Cojones de Yubejon" (Jay)
Présentation
Son seul titre, "Los cojones de Yubejon" se traduisant littéralement par "Les couillons de Yubejon", nous en dit déjà long. Yubejon est une ville vers laquelle nos héros se dirigent et où commencent réellement leur aventure (l'épisode 1, retraçant leur route vers le dit lieu n'étant qu'au service de la présentation de ses principaux protagonistes). Une bourgade grise, effrayante, froide dont le seul réconfort et d'ailleurs la seule présence humaine qu'ils rencontreront, se concentre entre les murs sales d'un saloon porté par l'enthousiasme dépravé de ses occupants. Quant aux couillons, c'est une équipe de cinq vaillants aventuriers dont le courage et la vertu légendaire appuyés par une maîtrise innée, presque divine, de leurs domaines respectifs, se met au service de la veuve et l'orphelin.
Les Personnages
Mindy O'Brian: 14 ans. Malgré son jeune âge, Mindy est une vraie femme, charmante et désirable. L'inébranlable charisme qui émane d'elle, mêlé à la parfaite maîtrise de ses deux colts (on dit qu'elle serait capable de toucher à coup sûr une puce sur le dos d'un chien à vingt mètres de distance, les yeux bandés), l'ont indubitablement placée à la tête du petit groupe. Une pistolero respectée de tous.
Dylan Carson: Age inconnu. Un mage dont la puissance mystique ne peut être que suggérée tant elle est immense. C'est à l'aide d'un jeu de carte mystérieux, artefact dévastateur inspirant la crainte, qu'il terrasse ses ennemis et se sort des situations les plus périlleuses. Il prouva sa témérité et sa virilité à maintes reprises.
Révérend Patterson: 30 ans. Entouré d'une aura de sainteté absolue, Patterson est, sans nuls doutes, l'homme le plus vertueux, gentil, doux et généreux de la terre. Incarnation même du bien, il guidera ses semblables vers les chemins purificateurs de la lumière. L'égérie de la sagesse et de la perfection de l'âme.
Igor Van Scott: Vieux. D'une intelligence hors normes, doué d'une sociabilité étonnante faisant de lui un parfait pédagogue, Igor Van Scott connaît tout et sait tout démontrer et expliquer avec la plus grande précision et de façon incroyablement compréhensible. Il reste cependant humble et n'étale pas sa science à tout va. Une source de donnée infinie et précieuse.
El Ramon: Déterré. Revenu du royaume des morts par la seule force d'une volonté démentielle, ce revenant inspire la crainte par sa seule froideur, les traits d'un visage emprunt d'un calme platonique couvrant la flamme étouffée d'une force latente. Ce n'est qu'à la vue de ses pouvoirs de nécromancie, balayant toutes vies sur leur passage, que la terreur prend place, que la mort vous fait réellement face. Une présence intimidante, même pour ses compagnons.
C'est donc... Hein? On me dit qu'il y a un souci! Je me serais apparemment trompé dans la description des personnages. Voyons voir mes notes! Effectivement, ces écrits me prouvent qu'ils ne sont bien qu'une bande de couillons sans cervelles. Oubliez ce que vous venez de lire et laissez moi réparer ma faute en vous exposant les faits véridiques, la réelle nature de ces antihéros par excellence.
Mindy O'Brian: 14 ans. Ayant sans doute obtenu son titre de" chef du groupe " dans une pochette surprise, cette jeune pistolero manie, certes, les armes à feu avec une grande dextérité mais use bien plus souvent des sa voix en mue pour débiter nombre de puérilités d'adolescent pubère (Dylan se défend également bien dans ce domaine).
Dylan Carson: Age inconnu. Un puissant magicien, peut-être, mais en théorie. Car la pratique ne révèle en cet homme maniérée qu'une pathétique tendance à fuir devant la moindre difficulté (sans parler de sa phobie de l'obscurité). Le doute sur ses réelles compétences et sur sa fiabilité plane en permanence.
Révérend Patterson: 30 ans. Petit et rondouillard, Patterson reste sans doute le plus sage de la troupe, prêchant la bonne parole à travers l'ouest sauvage. Même en tant que détracteur, je ne peux l'accabler plus, il en a déjà assez à faire avec ses quatre compères.
Igor Van Scott: Vieux. Hautain, orgueilleux, supérieur, Igor Van Scott est d'une intelligence exceptionnelle, et il le sait. Il ne manque d'ailleurs pas une occasion de montrer sa supériorité mentale (même si personne ne comprend un mot de ce qu'il dit). Mais pour l'instant, cela n'a pas vraiment servi à grand chose (il apporte d'ailleurs réellement très/trop peu à l'histoire pour le moment, mais peut-être trouvera-t-il sa voie, espérons le).
El Ramon: Déterré. Zombie putride ramené du royaume des morts on ne sait comment, toujours accompagné d'une mouche au bourdonnement agaçant (sans doute attiré par ses effluves pestilentielles), ce nécromant est un personnage au comportement sympathique, mais dont l'allure porte à la méfiance (pour dire, sa tête est mise à prix). Sans doute le bourrin du groupe quand l'heure du combat sonnera, aux vues ses faibles capacités de réflexion.
C'est donc dans un univers western aux reflets fantastiques, tendant à devenir un véritablement weird west (et donc totalement immergé dans le fantastique), que la compagnie évolue et cela pour notre plus grand plaisir.
Critique
Venons en maintenant à l'aspect technique des choses, aux hauts et aux bas caractéristiques de cette saga mp3 non-apathique, magique, à but humoristique (qui a dit "Titanic"?).
Les plus
- Originale? Oui en effet, cette saga mp3 l'est de part le monde dans lequel se déroule son histoire. Sortant des habituelles rengaines med-fan (médiéval fantastique) ou spatiales (bien qu'énormément appréciées, de mon point de vue en tout cas), LCDY nous dévoile une épopée western fantastique, qualifiée plus communément du terme "weird-west". Découlent alors également des classes que les cinq protagonistes arborent avec singularité : Une pistolero, un mage (bon ok, ça, classique), un révérant, un savant et un zombi mexicain (et sa mouche, ne l'oublions pas). Remuer bien le tout, saupoudrer d'humour, et déguster (oui, oui, même la mouche).
- Une ambiance bien rendue. L'histoire se déroule dans le farwest, le monde des cow-boys, du whisky (ou de la limonade pour les mineurs), de l'harmonica, des longues traversées dans le désert, des villes également désertes (avec la botte de paille qui roule dans la poussière, poussée par un vent cinglant), de la chique à la bouche, puis recrachée dans un pot (et le petit bruit aigu à son arrivée, comme si le crachat atteignait la vitesse d'une balle), des saloons, des duels, des chasseurs de primes, etc... et on s'y croirait! Orchestrée par des musiques de fond et des bruitages collant parfaitement à son univers (la voix et l'expression du narrateur sont aussi dans le ton), l'atmosphère de LCDY nous plante un décore et le fait s'animer sous nos yeux, enfin, nos oreilles.
- Nombreux clins d'oeil. Mais surtout bien placés, ceux-ci sont discrets et pourtant bien présents pour les connaisseurs. On notera entre autres le "Fuego? Pan! De nada!" (réplique d'un sketch des "Nous c'est nous" ), le "T'es là dedans Eastwood?!" (tirée de "Retour vers le futur 3") mettant d'ailleurs en scène une autre référence, et non des moindres, l'apparition de Roger (est-il encore nécessaire de présenter LE tavernier de "Reflets d'Acide") qui taillera le bout de gras avec nos guérilleros.
Les moins
- Les musiques parfois trop fortes rendent régulièrement les dialogues peu intelligibles, on se surprend donc à tendre l'oreille, revenir en arrière pour s'être laissé emporter par l'ambiance du moment. Le juste milieu revient régulièrement, dommage qu'il dérape trop souvent.
- Des enchaînements un peu poussifs entre les scènes et les prises de parole. Le rythme s'en trouve alors ralenti et l'histoire avance de façon légèrement saccadée et décousue, gênant parfois la compréhension globale de l'épisode.
Scénario
Richesse (écriture, narration, jeux de mot...) =>

Histoire (trame, déroulement...) =>

Originalité (monde, personnages...) =>

NOTE TOTALE:

Son
Enregistrement, mixage =>

Voix =>
Bruitages =>

NOTE TOTALE:
Site
Accessibilité =>

Design =>
NOTE TOTALE

Au final LCDY est une saga originale et envoûtante de part l'univers dans lequel se déroulent les faits contés et les personnages y évoluant. L'humour est également très appréciable grâces aux subtils clins d'oeil entre autres. La forme est donc bien présente, travaillée et très agréable. Cependant le fond nous laisse perplexe, l'histoire ne fait en même temps que débuter et nous réserve, je l'espère, de très bonnes choses. L'avenir nous le dira!
Critique par DraK pour Mp3Vore.
Nationalité:

A lire également: L'interview de Jay par DraK et La critique de l'épisode 3 par DraK
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